Pierre denis

auteur

Publications littéraires

Une façon à la fois relax et intrépide de démystifier l’autorité.

Un théâtre féroce, de rire et de déconne.

à propos de Bételgeuse…

Vous serez leur chargé d’affaires, mon cher fils. On m’appelait autrefois le roi de Bourges. Vous, vous serez le roi des bourges. Vous perdrez une majuscule.

Mon pauvre Cauchon, c’est pas la forme, hein ? Le travail ? Non, excusez-moi. L’alcool peut-être ? Les femmes sûrement. Je sais, c’est dur, la vie d’Eglise.

Vous êtes un maquereau d’Eglise, Trémouille, patte mouille, vieille couille, et un usurier de grand chemin. Celui du pouvoir.

C’était donc ça, mon juge ? Cauchon, dit le Porcif, haut-délégué au bas boulot ? Mon juge aux ordres ? De l’occupant bien sûr.

QUELQUES MOTS

Temps de rupture et d’incertitudes : comme de juste, Bêtise et Barbarie y copulent joyeusement. Et si une femme tornade, avec sa grande gueule et son immense cœur, venait tout bousculer sur son passage ? Les évêques banquiers, les sorbonnagres imbus d’eux-mêmes, les spécialistes de la veste double face, les reptiles, les salopards, et j’en passe ? Il y a des gens, comme ça, qui témoignent que l’humanité existe.

QUELQUES QUESTIONS

J’avais seize ans. Du côté d’Oxford. Je suis tombé par hasard sur la Saint Joan de Bernard Shaw. J’ai adoré son insolence. C’est beaucoup plus tard que j’ai compris ce qui m’y attirait : sa façon à la fois relax et intrépide de démystifier l’autorité.

Elle y  a aidé. Elle m’a permis de repérer certains polichinelles qui m’entouraient, masqués derrière des façades ô combien sérieuses. Mais je crois avoir évité la révolte adolescente. J’ai découvert que je voulais contribuer, à mon échelon, à faire évoluer les mentalités, comme on dit. Et surtout à introduire l’humain dans le rationnel.

Les cons, vous voulez dire. Il existe une littérature efficace sur le sujet. Je me suis contenté de jouer au bowling.

Plus qu’un clin d’œil à mon père, c’est un truc profond entre nous. Les nuits de Noël, il m’emmenait dans le jardin et me montrait cette étoile. Il y est maintenant, qui sait ?

Eculé ? Cela m’indiffère. J’avais des choses à dire sur le sujet et il me semble y apporter un éclairage différent. Récupéré ? Tant mieux. Le Christ et Marx étaient des personnages tellement complexes qu’on peut en tirer une variété de ressources les plus diverses.

Oui et non. Je respecte profondément le personnage et je ne crois pas la trahir en mettant dans sa bouche des idées qu’elle aurait exprimées si elle en avait eu les moyens. Il y avait un potentiel incroyable dans cet être exceptionnel.

C’est effectivement, en partie du moins, une pièce sur le management. Mais c’est surtout un combat contre les oppresseurs de tous poils.

Quelqu’un a jugé que c’était foutraque. Je dirais que c’est de la déconne. J’essaie de dire des choses sérieuses sans être chiant.

L’Age Boue

QUELQUES MOTS

Entre la désillusion de l’après-Libération et l’encore lointain 68, les eaux glacées du calcul bourgeois. Années de cage, années de glu. Or, voilà qu’une jeunesse se met en tête de respirer. Alors, peut-être, le futur va devenir le futur.

Un théâtre féroce, de rire et de déconne.

Où défile le Carnaval des fous, avec, entre bien d’autres,

Les intégristes de l’Association pour la défense de l’Invariant

Un vendeur de rue : Demandez mon système de pensée !

Celui qui transporte sa tombe : à moi pour la vie, regrets éternels

Celle qui, bouche ouverte, déformée de contorsions, se fait piétiner

Cette nonne, jupe relevée découvrant d’énormes cuisses fellinienne en jarretelles

La Compagnie des Chevaliers Chrétiens pour la Reproduction Sociale, assurant la finition et le conditionnement avant livraison des futurs responsables :

 « Je ne vois que des conservateurs imbéciles, quand j’attendais des prospecteurs. Des bateleurs qui excellent, avec les gris-gris fournis par votre centrale d’achats intellectuels, à installer de belles prothèses sur l’ordre existant ! ».

 Et aussi un théâtre d’amour et d’espoir.

Et saisissant de toute avidité cet instant unique à jamais, ils brûlèrent tous deux en une seule fois leur vie. Et ce jour-là, ce jour-là, ils agrandirent le monde.

Construis, mec. Ne serait-ce qu’un bout d’humanité ! Ne te rends jamais ! Et alors, d’un horizon incertain, surgira le matin !

QUELQUES QUESTIONS

Plus précisément entre la déception de 45 et l’encore lointain 68. J’ai été un témoin de première ligne.

Au début, oui. Il a fallu du temps pour passer de l’histoire personnelle sans intérêt au sociétal.

Un marginal sécant, pour parler jargon. Entre deux classes, entre deux cultures, jamais dedans, jamais dehors. Inconfortable, mais ça rend lucide.

Je n’ai pas subi ce genre de sévices. Par contre cette expérience a défini ma vocation.

Aider les gens à créer du lien et à grandir dans les changements.

A titre personnel, tout jeune déjà.

En tant qu’adulte, formateur, coach, enseignant, ça n’a pas arrêté. Dans tous les domaines. C’est loin d’être fini : je continue à accompagner les gens.

J’ai toujours envie que ça bouge, envie d’améliorer et pas seulement de déconstruire. Je n’aime pas ceux qui conservent.

Je n’attaque que ceux que j’ai connus, dans un milieu donné. De l’observation participante, comme disent les ethnologues. Et ce que j’ai vu, c’est que l’exploitation des êtres peut s’avérer mentale, idéologique, et pas seulement économique. Apparemment moins douloureuse, mais nettement plus vicieuse.

Si ce n’était que cela, je n’aurais pas publié. Je veux être utile.

Un, il y a toujours des leçons à tirer de l’Histoire. Deux, la bête brune ne dort jamais que d’un œil. Un phénix multiforme. Trois, les incertitudes et les souffrances face au changement sont toujours les mêmes.